Compromis dans la famille du cognac
Par Wine Atlas, jeudi 09 juillet 2009 :: Vin - France :: #398 :: rss
Après plus d'un mois de tergiversations, négoce et viticulture ont voté hier à l'unanimité le budget du Bureau national interprofessionnel du cognac (Bnic), qui avoisine neuf millions d'euros pour la période d'août 2009 à juillet 2010.
Ces deux familles s'opposaient sur les moyens d'éponger la baisse de plus d'un million d'euros, liée à la chute du marché du cognac, le Bnic étant principalement alimenté par les Cotisations volontaires obligatoires (CVO) versées par les différents acteurs. Chacun a fait des concessions. Le Bnic va puiser 500 000 ? dans ses réserves (qui dépassent 3 M ?), et économiser autant sur son fonctionnement, en retardant des investissements, en limitant la hausse salariale à 0,5 % et en demandant à tous les services de pister les gains possibles. Une commission va être créée pour suivre le budget, et l'adapter à la réalité économique de l'évolution du marché.
L'effectif ne bougera pas. Le montant de l'enveloppe allouée à la communication générique, environ 1,7 M ?, non plus. Le rééquilibrage du financement entre les deux camps est suspendu pendant un an. Il sera rattrapé plus tard, l'objectif restant pour la viticulture de payer autant que le négoce d'ici huit ans.
Les acteurs de la filière verront cependant les CVO augmenter de 0,15 ?. Cette somme servira à boucler une enveloppe de 130 000 ? correspondant aux missions de l'organisme de défense et de gestion (ODG) qui n'étaient pas couvertes par le Bnic, en particulier les contrôles externes de qualité.
L'enveloppe nécessaire aurait été de 380 000 ? si l'ODG était resté porté par une association indépendante, l'ADG, comme le souhaitait une partie de la viticulture. Mise en minorité, celle-ci a dû accepter que l'ADG se fonde au sein du Bnic, comme un service à part.
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