On affiche donc complet pour les exposants, mais c’est la fréquentation qui inquiète, à la lumière d’informations récentes: sonnette d’alarme tirée par des hôteliers bordelais. Ils constatent un recul des réservations, alors qu’il y a deux ans on ne trouvait pas une chambre à 200 km à la ronde, une réduction des budgets de certaines entreprises qui serrent la vis sur les notes de frais et envoient moins de représentants aux différents congrès prévus. A l’évidence, le secteur des vins et spiritueux n’échappe pas à la récession mondiale. Les ventes de champagne et de cognac baissent après avoir connu l’euphorie. «Les acheteurs sortiront-ils leurs chéquiers alors que les tuyaux de la distribution mondiale du vin sont engorgés?», demande-t-on. Le grand salon de Londres de mai dernier n’a pas été un succès. Américains et Britanniques, les plus gros acheteurs dans le monde, tout comme les Japonais et les Chinois ne manifestent pas leur enthousiasme.

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