Car la viticulture en Inde est en pleine expansion. « L'Inde est à l'origine pays producteur de raisins de table. Avec la crise, le gouvernement a décidé de réorienter le secteur », témoigne la jeune femme qui, en décembre dernier, sur place, a pu constater l'envol économique de ce nouveau secteur.

Une demande de formation

Système de coopératives, avec des investisseurs, mais aussi des subventions de l'État « pour l'achat de matériel », l'Inde doit toutefois faire face à « un manque profond de formation dans le domaine ». Un marché émergeant que les Italiens et les Australiens ont d'ores et déjà ciblé et investi. « Ils sont très demandeurs d'informations techniques, nous avons un savoir-faire à partager », assure Siva Santhirasegaram.

Dans un secteur en proie à la crise dans l'Hexagone, Siva Santhirasegaram propose de « mettre en interaction ces deux populations ». Des viticulteurs français pourraient ainsi se voir proposer des missions de coopération de trois à six mois avec un cahier des charges et une formation qui à terme pourrait être validée par un diplôme.

Si localement Siva Santhirasegaram entend certains viticulteurs vilipender un nouveau marché concurrentiel, la jeune femme rétorque qu'« il serait dommage de laisser les Australiens s'installer, par peur de voir sur nos tables du vin venu d'Inde ». D'autant, qu'aujourd'hui, l'Inde est loin de satisfaire sa consommation. Quand bien même dans les deux états viticoles, au nord et au sud de Bombay, « de nouvelles wineries se créent chaque mois ».

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