Ces actions symboliques - baptisées « Ne pas tomber dans le panneau des censeurs » - seront menées jeudi dans la plupart des vignobles français par un monde du vin au bord de la crise de nerfs. Il ne s'agit pas ici de problèmes liés aux vendanges ou aux difficultés économiques mais d'un malaise plus profond. Celui d'une « prohibition rampante », ne disant pas son nom et avançant plutôt masquée.

Le vin produit culturel. Deux décisions de justice récentes ont mis le feu aux poudres. La première (affaire Heineken) a débouché de fait sur l'interdiction, pour les produits contenant de l'alcool, d'utiliser Internet comme média promotionnel. Alors que cela était tout à fait possible auparavant, même si Internet n'était pas spécifiquement mentionné par la loi Évin de 1991, un des textes les plus restrictifs au monde pour cadenasser la publicité en faveur des alcools et tabacs.

La seconde décision de justice (affaire « Le Parisien ») a requalifié un article de presse élogieux sur le champagne en espace publicitaire. Autant dire que les espaces d'expression devenaient plus que réduits pour le secteur.

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