Les pays du Nouveau Monde, jusqu'ici orientés sur la production de masse et une structure commerciale ignorant les terroirs, sont venus en nombre pour découvrir comment les régions viticoles européennes ont mis en valeur leurs produits à travers les appellations d'origine.

Une notion complexe

Des visites dans le vignoble romand ont permis de comprendre les enjeux du moment. Ainsi, quelques profils du sol creusés dans un domaine de Féchy ont montré la complexité de l'analyse déterminant la valeur d'un terroir. «Plusieurs facteurs liés au sol, au climat et à la topographie doivent être intégrés, les facteurs naturels ne représentant que le point de départ de l'originalité d'un produit», explique François Murisier, chef de la viticulture à l'Agroscope.

Dans le vignoble bordelais, classé depuis la fin du XIXe siècle, des études récentes sur les terroirs ont montré que de petites restrictions sur l'alimentation en eau produisaient les meilleurs crus. «On privilégie aujourd'hui une approche intégrée, combinant science, pédologie (ndlr: étude des sols), climatologie et oenologie», constate Kees van Leeuwen, qui recherche en quoi une politique des terroirs peut aider au développement des produits et devenir un critère d'achat des clients.

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