Victime d'un été maussade, compensé par un mois de septembre doux et sec, le millésime 2007 a surpris par une qualité meilleure qu'attendue, mais a peu de chance de susciter la convoitise des collectionneurs ou des spéculateurs, qui comptent en bonne part dans les ventes réalisées en primeurs.

Des ventes primeurs qui ne concernent par ailleurs que les crus les plus prestigieux et ne représentent que 3 à 5% des ventes globales de vins de Bordeaux. Stocks bas, volumes en baisse de 25 à 30% par rapport à 2006, prix élevés depuis la hausse stratosphérique de 2005: "Le marché des grands crus n'a jamais été aussi sain, alors certains sont un peu gourmands, les propriétés n'ont pas envie de baisser", renchérit François Lévêque, président du Syndicat régional des courtiers en vins et spiritueux.

Certes, la campagne ne fait que commencer et les prix des marques les plus cotées ne sortiront que début juin, après la tenue du 27 au 29 mai à Hong Kong de Vinexpo, le plus grand salon international du vin et des spiritueux, organisé à Bordeaux les années impaires.

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