"C'est véritablement une tendance de fond qui se confirme", dit-il à l'AFP. "Les consommateurs australiens ont un palais éduqué et sont vraiment disposés à essayer quelque chose de différent", ajoute-t-il.

Les Australiens ont consommé plus de 30 millions de litres de vin importé en 2006 et le chiffre pourrait doubler en 2007, selon lui.

Les viticulteurs français concentrent leurs efforts sur la simplification de l'étiquetage, un marketing plus adapté et des vins moins "snobs" aux yeux de la clientèle internationale.

Après des décennies d'importation de crus à des prix hors de portée des bourses moyennes, l'introduction de vins français à moins de dix dollars (7,80 USD) a fait mouche, au grand plaisir des producteurs bordelais qui voient une occasion d'écouler les surplus.

"Ils ont mis l'accent sur la présentation, sur la bouteille. Il y a quelques années, les Français partaient du principe que les gens allaient acheter leurs vins simplement parce qu'il était bon (...)", explique Campbell Stott.

Philippe Casteja, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) s'est rendu en Australie ce mois-ci pour se féliciter des "gros efforts, pas seulement pour améliorer la qualité du produit, mais pour produire aussi de bons vins à prix abordables".

"Nous avons pris conscience que nous devions être plus compétitifs à l'international et nous avons beaucoup appris du marketing à l'australienne", a-t-il déclaré au quotidien australien Sun Herald.

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