«Ce livre traduit la révolution viticole qui est en train de se produire en Suisse, particulièrement dans le canton de Vaud, poursuit Raymond Paccot. Mais une vingtaine d'autres vignerons vaudois auraient pu y figurer.» «Jusqu'à un passé récent, les vins suisses n'étaient pas reconnus sur un plan mondial, ajoute Louis Bovard. S'ils commencent à l'être, c'est grâce aux efforts collectifs de toute la profession.»

A entendre les deux viticulteurs, aucun Suisse n'aurait figuré dans un livre sur la viticulture mondiale s'il avait été écrit vingt ans plus tôt: «L'ouverture des frontières et la concurrence étrangère sont en partie à l'origine de cette évolution. Cela nous a contraints d'être novateurs, d'exploiter pleinement le potentiel de nos terroirs et de créer de la qualité. Auparavant, dans un contexte protectionniste, il fallait surtout produire. Maintenant, il s'agit de baisser le rendement, et donc les revenus, et c'est la passion et l'envie de faire des grands vins qui nous guident.»

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