Premières tentatives d'utilisation de porte-greffes
Par Wine Atlas, vendredi 16 février 2007 :: Vin - Chili :: #271 :: rss
“Les Chiliens commencent à greffer de façon importante depuis trois à quatre ans ”, estime Carole Dumont, conseillère viticole de la société Aserorias Marty Ltda, basée au Chili. Ces premières tentatives visent à contrôler l'état sanitaire du vignoble, en particulier les nématodes, vecteurs de virus, qui infestent les sols. Certains viticulteurs chiliens cherchent également à se prémunir du risque de phylloxéra. Si le pays est indemne de ce fléau, le phylloxéra n'est pas loin. De l'autre côté de la Cordillère des Andes, en Argentine, les sols en sont contaminés.
“ Les États-Unis ont étudié la tolérance des porte-greffes aux nématodes. Les plus courants offrent des tolérances plus ou moins intéressantes aux différentes familles de nématodes ”, explique Carole Dumont. Cette tolérance est donc mise à profit dans certains vignobles chiliens. “ Il s'agit maintenant d'acquérir un recul technique sur leur comportement dans les conditions chiliennes. Il ne faut pas oublier qu'ici l'irrigation est très répandue et que l'on ne connaît pas les modifications qui peuvent intervenir sur la vigueur.
J'ai vu des pieds sur SO4 et 5BB moitiés chétifs, simplement parce que ces porte-greffes dits très vigoureux en France, sont en conditions limitantes au Chili ”, observe Carole Dumont. Bref, l'implantation généralisée de porte-greffes au Chili n'est pas pour demain. “ D'autant plus que planter des plants greffés augmente de 30 à 50 % le coût de plantation ”, estime Carole Dumont. De quoi, freiner les ardeurs des vignerons chiliens, très chatouilleux sur la question des coûts.
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