Un vrai vin, c’est un vin de terroir

La priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée ou simplement en laissant faire la nature, qui n’a besoin de personne... Il y a une dizaine d’années le travail des vignes avait été délaissé, et surtout dans certains grands crus bordelais, au profit de la vinification. Si toutes les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savaient faire. Il est indéniable que ces dernières années, on a appris à mieux maîtriser les vinifications et, surtout, à ne plus faire de mauvais vins... on arrive à les arranger. 

Mais attention : cela ne veut pas dire que l’on fera des vins typés car la typicité vient du terroir. Cette notion de terroir est indéniable, et cette typicité intervient aussi avec des vins plus modestes, quand on goûte un menetou-salon “à l’aveugle”, un saumur, on retrouve le goût du sauvignon ou du cabernet franc et celui du terroir adapté. C’est encore plus flagrant et exacerbé quand on déguste des grands crus, très marqués par leur sols et sous-sols, comme dans la Loire, en Bourgogne, à Bordeaux (gare aux “cuvées de garage”, voir plus loin), en Champagne (où l’art des assemblages fait la différence), dans la Vallée du Rhône ou en Alsace.

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