Déguster les vins à l’aveugle
Par Wine Atlas, mardi 03 octobre 2006 :: Vin - Canada :: #240 :: rss
La semaine dernière se déroulait le Concours 2006 du meilleur sommelier du Canada. C’est Véronique Rivest, du restaurant les Fougères, à Chelsea, dans l’Outaouais, qui a remporté la palme. Pour en arriver là , les autres finalistes et elle ont dû déguster à l’aveugle une série de vins. « À l’aveugle! Vous voulez dire les yeux bandés? » allez-vous peut-être vous demander. Pas les yeux bandés, non, mais à tâtons, quand même, car il s’agit de deviner l’origine d’un vin en n’ayant aucune autre indication que sa couleur dans le verre. Autrement dit, la bouteille est cachée et le dégustateur doit se fier seulement à ce qu’il voit mais surtout à ce qu’il sent et goûte pour déterminer de quoi il s’agit. C’est loin d’être évident! Mais c’est instructif : cela permet en effet de se concentrer plus facilement sur ce que l’on sent et ce que l’on goûte, sans se laisser influencer par la vue de la bouteille et de son étiquette.
UN VRAI PIÈGE
Si la dégustation à l’aveugle permet plus d’objectivité, elle donne lieu, en revanche, à toutes sortes d’approximations. C’est normal, il y a tant de possibilités qu’identifier un vin relève aussi, en grande partie, de ce bon vieux hasard... Un exemple : au concours de sommellerie de samedi dernier voir notre chronique de la semaine passée pour la définition de cette profession, les trois finalistes ont dû identifier, à l’aveugle, un premier verre qui contenait du vin blanc. À tour de rôle, les candidats se sont exécutés devant public. Après avoir bien senti le vin et goûté puis recraché son contenu à deux ou trois reprises, un premier a dit «Je dirais que c’est un Riesling de l’Ontario », le deuxième s’est exclamé « Chardonnay de Bourgogne ! » et un troisième a dit d’un ton sans appel : « Saumur (c’est l’appellation), chenin blanc donc (le cépage) ».
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