Ce n'est qu'un miroir déformé et la pire des perspectives pour l'OL, mais ces éventualités suffisent à tracer les contours qui entourent ce duel au sommet prématuré entre le roi et son dauphin de la saison dernière relégué à quinze longueurs. Un précipice. Ce choc des patrons respire à plein nez le soufre. Pour une passation de pouvoir avant l'heure ? Gérard Houllier a refoulé l'idée d'être le témoin de passage d'un passage de témoin. Le nul concédé contre les Toulousains à Gerland, même avec neuf mondialistes sur le banc (Cris, Fred, Juninho, Malouda et Tiago) ou dans les tribunes (Abidal, Govou, Müller et Wiltord), a fait sortir l'entraîneur lyonnais de son calme olympien et de sa réserve. «Nous ne perdrons pas à Bordeaux», a-t-il promis, s'appuyant sur le retour depuis jeudi à Tola-Vologe des quatorze internationaux retenus en sélection mercredi. Cris lui a emboîté le pas. «Je sais qu'on peut gagner là-bas», a glissé le défenseur brésilien.

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