Pourquoi cette nouvelle dénomination pour qualifier les vins du Languedoc-Roussillon?

Nous souffrons d'une forte segmentation du marché avec une multiplication des appellations. En Languedoc-Roussillon, première région viticole du monde avec une production annuelle d'environ 15 millions d'hectolitres (1), il était nécessaire de regrouper nos différents vins sous un label commun.

Quels sont les vins concernés par cette «signature»?

Il y a les vins d'appellations contrôlées du Languedoc et du Roussillon, les vins de pays, les vins de cépages, très prisés à l'exportation et les vins de pays d'Oc. Cela représente une grande variété et donc une grande richesse de choix pour les consommateurs mais cela manque aussi de lisibilité. D'où l'idée de de rassembler tous ces produits sous une bannière commune afin de mettre en commun les moyens de communication et de promotion des différents comités interprofessionnels et de mieux gérer les vignobles en évitant les crises que l'on connaît aujourd'hui.

Ce genre de label ne va pas non plus résoudre tous les problèmes de la filière viticole dans votre région...

Non, ce n'est certainement pas une solution miracle mais nous espérons que ce nouveau label permettra d'augmenter notre dynamisme commercial, notamment à l'export. Le marché en France pâtit d'une sévère surproduction, qui a tendance à handicaper d'autant plus les régions moins connues, comme la nôtre. Résultat, les prix sont tirés systématiquement vers le bas. A la différence du Bordeaux, le Minervois ne dit rien à un Anglais et le label «Sud de France» lui permettra de mieux identifier l'origine des vins dans son supermarché.

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