Atlas du Vin

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lundi 30 janvier 2006

Les buveurs de vin se tiennent-ils mieux à table ?

Mieux que les buveurs de bière et spiritueux en tout cas, d'après une étude danoise tout juste publiée dans la version en ligne du British medical Journal. Du sérieux : sur 6 mois, 3,5 millions d'achats alimentaires ont été étudiés.   Lire la suite

Une noblesse bien atypique

Les vignerons français souffrent de ne pas vendre assez de vin, et faire connaître les différents crus est devenu un enjeu commercial. Les viticulteurs du Beaujolais ont créé le beaulojais nouveau mis en marché le troisième jeudi de novembre. Depuis 1997, les vignerons jurassiens célèbrent en février la « percée du vin jaune ». Les comparaisons s’arrêtent là, ou presque. Les deux viennent d’un cépage unique : le gamay et le savagnin. Le beaujolais nouveau est un vin rouge primeur vinifié pour mettre en exergue la fraîcheur des arômes primaires après une courte macération et quelques semaines de fermentation. Le vin jaune est un vin déjà vieux puisqu’il a passé six ans et trois mois en barrique. Au point que le volume du vin s’est réduit de 38 % dans le fût alors qu’un voile de levures particulièrement complexe le fait évoluer vers un lent processus d’oxydation que le vigneron ne maîtrise pas à tous les coups. Après analyse, certaines barriques doivent être déclassées en cours de route.   Lire la suite

Le marché du cognac se redresse grâce à l'export

COGNAC - Le vin français a beau être en crise, le cognac se relève aujourd'hui plutôt bien grâce à l'export, avec 135 millions de bouteilles exportées en 2005, soit 6 % de mieux en un an, et des résultats en constante progression depuis 2001.

Les opérateurs du cognac, eau-de-vie de couleur orangée produite dans la région délimitée de cognac, en Charente et Charente-Maritime, renouent avec la confiance après avoir connu des années difficiles pendant la décennie 1990, dues notamment à des stocks pléthoriques et une surcapacité de production.   Lire la suite

LES VINS : Suggestions de vins d'accompagnement

par: Marc Chapleau

Notre chef Marie-Chantal Lepage nous propose cette semaine une entrée de salade tiède de pommes de terre ratte et saumon fumé.

L'accord, spontanément, nous oriente vers le vin blanc. Un vin rouge, avec ses tannins plus marqués (même dans le cas des rouges légers), engendrerait un désagréable goût métallique en bouche.   Lire la suite

Montelìg 2002, Valle de Colchagua, Chili

Lorsque les Suisses décident de faire du vin à l'étranger, on peut parier, sans excès de chauvinisme, que leurs nectars ne tarderont pas à se profiler parmi les meilleurs de leur pays d'élection. L'hypothèse s'est déjà vérifiée en France et en Italie. Elle est confirmée par les vins de la Viña von Siebenthal, du nom de l'avocat tessinois Mauro von Siebenthal, qui a acheté il y a quelques années plus d'une vingtaine d'hectares de vignes à Panquehue, dans la vallée de l'Aconcagua au Chili, et dans celle de Colchagua, plus au sud. Déjà, les distinctions pleuvent sur les quatre vins de ce nouveau domaine, tant au niveau national qu'international. Au concours mondial de Bruxelles 2004, le Montelìg, un assemblage de cabernet sauvignon, petit verdot et carmenère a ainsi reçu une très prisée Grande médaille d'or et le trophée Spiegelau du meilleur vin rouge. Le Montelìg est sans conteste le vin phare du domaine. Le millésime 2002 est splendide. Pour bien l'apprécier, mieux vaut le mettre en carafe au moins deux heures avant de le servir. Car ce très beau vin, à la robe d'un rubis soutenu aux reflets violacés, présente un premier nez assez fermé, qui s'ouvre cependant au contact de l'oxygène. La danse des arômes commence alors, révélant des notes d'humus, de cassis, de chocolat, de café et de poivre noir. En bouche, le vin déploie une matière riche et ample, soutenue par une bonne acidité, et des tanins puissants mais fondus, à la texture très soyeuse. Doté d'une longue finale fruitée, ce vin équilibré et profond accompagnera à merveille un canard laqué.   Lire la suite

lundi 16 janvier 2006

Syndicat des bordeaux et bordeaux supérieurs

Le blocus effectif cette semaine Les adhérents du Syndicat des bordeaux et bordeaux supérieurs avaient voté, le 2 décembre, le gel des ventes de tonneaux à moins de 1 000 euros pour enrayer la crise. Les premiers effets devraient être palpables dès cette fin de semaine.(16/01/2006)Lire la suite

bouteille vins d’alsace et cuisines du monde

Un vin s’accorde toujours avec certains plats et pas avec d’autres. Le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (CIVA) a demandé aux chefs renommés de ladite région de réaliser des recettes en s’inspirant de leurs voyages. Émile Jung (le Crocodile, à Strasbourg) a ainsi inventé « un skrei de Norvège et mille choux aux baies roses » pour riesling et pinot blanc, Jean-Marc Kieny (la Poste, à Riedisheim) « une poêlée de grosses crevettes sur purée de pois chiches aux dattes, chutney de mangue au poivre long » pour gewurztraminer et pinot noir, ou encore Franck Mischler (le Cheval blanc, à Lembach) « des choushis de saumon », interprétation alsacienne des sushis, pour crémant ou sylvaner. Une vingtaine de recettes ont été publiées dans un carnet gratuit, envoyé sur demande (1). Nous avons eu la chance d’en tester la moitié et d’apprécier la subtilité des mariages avec ces vins typés et racés. Comme le souligne Serge Dubs, maître sommelier et meilleur sommelier du monde en 1989, nous gardons en mémoire « des moments et des sensations gustatives de parfait bonheur où les vins d’Alsace et ces recettes, de cultures et de traditions diverses, se sont mutuellement valorisés ». Dépaysement gustatif assuré !

(1) CIVA, 12, av. de la Foire-aux-Vins, BP 11217 68012 Colmar. Tél. : 03 89 20 16 20

ou fax 16 30, www.vinsalsace.com http://www.vinsalsace.com et civa@civa.fr

Thierry Morvan

Source: humanite.presse.fr

jeudi 05 janvier 2006

Arrachage de vignes

Les viticulteurs avaient jusqu'au 31 décembre pour déposer leur dossier d'arrachage volontaire.

Il en ressort que les volontaires se sont manifesté diversement dans la région viticole. Dans les différents département, la culture sociale et agricole reste prégnante dans le vignoble. Alors qu'en Lot-et-Garonne, l'arrachage serait conséquent au regard des 8 000 hectares existants, il ne sera pas de même ailleurs.   Lire la suite

Viticulture française

Le premier ministre Dominique de Villepin promet une «stratégie nationale».

Dominique de Villepin a annoncé l'élaboration dans les prochains mois d'une «stratégie nationale pour la viticulture française» lors d'une réunion avec la filière à Matignon. Le premier ministre a reçu une délégation nationale de 14 viticulteurs provenant des différentes régions de production en compagnie du ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau.

soutiens

Selon un communiqué publié à l'issue de la rencontre, il a confirmé aux viticulteurs la volonté du gouvernement de se mobiliser pour apporter «les réponses adéquates au niveau de chaque région» à la crise de surproduction qui sévit dans le secteur. A court terme, 45 millions d'euros ont été mobilisés pour soutenir les exploitations et la filière en difficulté ainsi que 70 millions d'euros sous forme de prêts de consolidation, a indiqué le premier ministre, confirmant les mesures annoncées le 9 décembre dernier par Dominique Bussereau. Appelant les viticulteurs à souscrire à la campagne de distillation d'alcool de bouche, il a précisé avoir demandé à la Commission européenne une «procédure de distillation exceptionnelle complémentaire» pour 2006.

des coordonnateurs

Le gouvernement a par ailleurs annoncé la nomination d'un coordonnateur dans chaque bassin de production qui rendra compte au ministre de l'Agriculture. A plus long terme, Dominique de Villepin a annoncé l'élaboration d'une «stratégie nationale pour l'agriculture française». Le gouvernement veut notamment accroître les efforts de promotion des vins français à l'export pour retrouver les parts de marché perdues. Ce plan sera élaboré dans les deux à trois mois, a précisé Dominique Bussereau.

mardi 03 janvier 2006

le koshu nouveau

Un entrepreneur américain poursuit un rêve fou : faire du Japon un grand pays producteur de vin, en dépit de son climat et de techniques agricoles arriérées. Son exemple, s'il réussit, révolutionnera les campagnes japonaises.

Au pied du mont Fuji, à Asagiri, sur un terrain couvert d'herbes folles à moins de deux heures de Tokyo, Ernest Singer se penche sur une dizaine de pieds de vigne protégés des promeneurs par une mince clôture. Après les avoir longuement considérés, cet homme d'une cinquantaine d'années se retourne vers la poignée d'amis qui l'accompagnent et leur fait une promesse : «L'an prochain, j'aurai planté 500 vignes. Et l'année d'après, 10 000 !» Derrière lui, Denis Dubourdieu arpente cette lande magnifique. Pour cet oenologue conseil qui préside aux destinées d'une centaine de crus à travers le monde, ce défi n'est pas impossible. Un promoteur immobilier, propriétaire du terrain voisin, écoute sans piper mot : si Singer dit vrai, la terre sous ses pieds vaudra bientôt de l'or.   Lire la suite