Repositionner. Vendredi, par exemple, la maison Lanson International, filiale du très discret groupe Marne et Champagne (numéro 2 français derrière LVMH et son Moët et Chandon), a confirmé la prochaine cession de l'ensemble du groupe à la société d'investissements Butler Capital Partners pour un montant tenu soigneusement secret. «Le champagne est un produit français à présence mondiale. J'ai l'intention de repositionner et de relancer Lanson, notamment en Angleterre où il est numéro 2», explique Walter Butler à Libération. De quoi soulager la Caisse d'épargne qui avait pris l'an dernier 44 % de Lanson International à l'occasion d'une augmentation de capital qui a permis de sauver la maison (10 millions d'euros de pertes pour 240 millions de chiffre d'affaires). Et tant pis si Butler ­ un pur financier qui vient de revendre le traiteur Flo et a pris un bout de la SNCM ­ détonne un brin dans le très BCBG vignoble champenois. Il ne sera pas le premier ni le dernier des financiers à plonger voluptueusement dans la flûte à champagne.

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