A la perfidie balzacienne : "Le vin de Bordeaux était inconnu, il y a cent ans. Le maréchal de Richelieu est nommé gouverneur de Guyenne ; il avait la poitrine délabrée. Le vin du pays le restaure, le rétabl it" , l'artilleur bordelais Philippe Sollers répond en visant la tête : "Le bourgogne, ce n'est pas du vin, c'est de la boisson pour sauces. "

Chaque création humaine, a fortiori chacun des magnifiques vignobles de la Bourgogne des abbayes clunisiennes et ceux du puissant estuaire gardé par Bordeaux, dans lequel s'achève la Gironde, est le résultat d'un compromis maintes fois remis en question entre les contraintes de la nature, les choix et la volonté des hommes.

C'est la thèse défendue, c'est aussi une savoureuse promenade à la recherche des goûts et des arômes décrits dans l'ouvrage du géographe Jean-Robert Pitte qui vient de paraître : Bordeaux ­ Bourgogne, les passions rivales(...)

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