Ce niveau de récolte, prévu sauf en cas de forte canicule ou de nombreux orages d'ici septembre, approcherait celui de 2004 (58,8 millions d'hectolitres) dont une bonne partie encombre encore les caves dans de nombreuses régions, notamment dans le Bordelais.

La situation actuelle de crise est telle que le gouvernement français a dû obtenir de Bruxelles un report de deux semaines, du 15 juillet au 31 juillet, de la date jusqu'à laquelle viticulteurs peuvent apporter leurs AOC (Appellations d'Origine Contrôlée) à la distillation pour résorber les excédents de stocks.

Selon les milieux professionnels, les viticulteurs français ont souscrit, pour le moment, des contrats de distillation pour 900.000 hectolitres uniquement sur un total de 1,5 million d'hectolitres autorisé par Bruxelles, prêt pourtant à y consacrer une conséquente enveloppe de 60 millions d'euros.

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