13ème cru de Vinexpo

41.000 m² de stands, 2.400 exposants venus de 43 pays producteurs. La 13ème édition de Vinexpo, le plus grand salon mondial des vins et spiritueux, qui attend d'ici jeudi (23 juin) plus de 40.000 professionnels de 140 pays, a été inaugurée dimanche (19 juin) à Bordeaux par le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau. Les pays du "Nouveau Monde" sont présents avec le Chili, l'Argentine, l'Afrique du Sud et les États-Unis. Seule la Nouvelle Zélande n'a pas répondu à l'appel. La viticulture française doit "restructurer son offre" et mieux "promouvoir ses produits" pour faire face à la crise née de la surproduction mondiale, a déclaré le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau.

Le point sur un secteur en mal

En 2004, la surproduction mondiale a été évaluée à plus de 10 millions d'hectolitres, ce qui tire les prix à la baisse, selon des chiffres publiés fin mai par la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux (FEVS). Une étude prospective, publiée à l'occasion de Vinexpo, prévoit que la croissance de la production mondiale des vins sera de 6,4 % entre 2004 et 2008, pour atteindre 274,77 millions d'hectolitres. En 2004, la France, qui a conservé de justesse sa première place mondiale, a enregistré, avec 5,56 milliards d'euros, une baisse de 9,2% de la valeur de ses vins exportés par rapport à 2003, avec 14,2 millions d'hectolitres.

Dans le même temps, la France a importé en 2004 5,5 millions d'hectolitres, très largement en provenance d'Espagne, d'Italie et du Portugal. La consommation en France, en baisse continuelle, s'est établie à 33,1 millions d'hectolitres, dont seulement 2,2% de vins d'origine étrangère, soit 64,3 litres par an et par habitant.

Depuis dix ans, les ventes de vin français aux États-Unis sont en baisse. 26% de parts de marché en 1995, 14,5% en 2003. Les raisons ? Les conséquences de la guerre en Irak, le taux de change défavorable pour l'euro. Mais il y a une autre raison : les vins français sont mal adaptés au marché américain, dépassés par les italiens ou les californiens, car ils sont trop chers.

Par Virginie Garin (avec D.H.)
Source : rtl.fr