Cette aide comprend 3 millions d'euros pour la procédure Agridiff (agriculteurs en difficulté) et le Fonds d'allègement des charges ; 8,5 millions d'euros pour des aides exceptionnelles de trésorerie avec une priorité aux jeunes agriculteurs. Une enveloppe exceptionnelle de 40 millions d'euros de prêts de consolidation permettra aux vignerons en difficulté d'étaler sur 5 ans à coût réduit, les échéances bancaires. 15 millions seront également mobilisés pour des prêts de consolidation destinés aux caves coopératives. 500 aides au départ en préretraites seront financées dès 2005 dans le secteur viticole. 3,5 millions d'euros seront aussi dégagés cette année pour stimuler les ventes de vins français à l'étranger. Cette mesure s'inscrit dans le cadre du partenariat pour le développement des industries agroalimentaires et s'ajoute aux soutiens déjà mis en place (Kit export et opérations de promotion à l'étranger).

Des mesures insuffisantes pour les professionnels

Ces mesures visent à soutenir un secteur qui subit une baisse de la consommation en France et une concurrence accrue à l'exportation des pays du Nouveau Monde.

Les professionnels ont jugé ce plan insuffisant. Pour le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, Jean-Michel Lemétayer "les moyens de ce plan ne sont pas à la hauteur des ambitions", alors que le secteur viticole français souffre de surproduction, de la baisse de la consommation d'alcool en France et de la concurrence des vins du "Nouveau Monde". Encore plus sévère, le président de la Confédération française des vins de pays Jean Huilliet a déclaré: "Je suis désabusé. Vingt millions d'euros, cela ne changera rien à la viticulture française. On a encore fait une liste à la Prévert, rien d'autre".

150 dossiers d'arrachage déposés pour le vignoble bordelais

Quelque 150 dossiers d'arrachage, pour un total d'environ 200 ha de vignes, ont été déposés par des viticulteurs de la Gironde, pour la campagne viticole 2004-2005 dans le cadre de la lutte contre la surproduction. "C'est peu, mais l'arrachage est un crève-coeur pour les viticulteurs, le niveau des primes est restreint et les restrictions règlementaires sont importantes", selon le délégué régional de l'Office national interprofessionnel des vins (Onivins). Pour le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux, c'est au moins 10.000 ha qu'il faudrait arracher dans les zones les moins qualitatives. Le ministre de l'Agriculture a annoncé lundi que les "demandes d'ouverture du régime d'arrachage définitifs" de vignobles seront "satisfaites" pour les bassins de production qui présenteront une demande collective unanime en ce sens".

SOURCE : http://www.tf1.fr